Métropole ouverte

Métropole ouverte

7 commentaires publiés
  • Je suis depuis très longtemps favorable au projet proposé par Goffman qui ferait que l’axe Montmélian /Aix les bains soit desservi par un Tram /Train qui pourrait utiliser le reseau ferré existant dans les portions où il existe une voie, et rouler sur une ligne dédiée dans la partie Tram pour desservir Chambery et les communes environnantes .
    Aux heures de pointe le matin et le soir les dessertes seraient cadencées de façon à pouvoir absorber le gros du trafic et je suis certain que cela aurait un effet très bénéfique sur la pollution de tout ce grand bassin d’habitation ,ainsi bien sûr que sur les temps de trajet .
    Les solutions techniques existent proposées j’en suis sûr par des constructeurs tels que Alsthom , Bombardier ou autres .
    Reste à financer ce projet dont je ne connais pas le cout (des approches ont elles été faites dans ce sens? )mais il faudrait bien sûr que tout le monde mette la main à la poche : les communes concernées , l’agglomération , la SNCF , l’Etat et peut-être l’ Europe ).
    En tous cas ce projet mérite je le pense réflexion à l’époque où l’on se pose des questions sur les modes de transports doux et écologiques et lorsque l’on voit le niveau de saturation de la VRU le matin et le soir dans les deux sens .
    Cela ne pourra pas durer très longtemps !

  • Métropole ouverte et vivante, verte, à taille humaine (pas de vaste zone dédiée uniquement dortoir, commerces, bureau…avec de longs trajets pour relier l’une à l’autre) mais mixer bureaux-commerces-artisans-logements-espaces verts- population (origine, économie, age)- à taille humaine ; relier ces quartiers par tous types de transports propres de façon pertinente (temps de trajet seulement 20 mimutes).

    Transports : en finir avec une voiture avec 1 seule personne qui occupe une place de parking toute la journée.
    Comment comprendre qu’en habitant à 3 ou 4 km de la commune voisine, on ne peut s’y rendre en transport en commun ? Peu importe la communauté de commune, ce n’est pas une excuse. Chaque quartier doit pouvoir être ouvert et accessible aux quartiers environnants sans nécessiter un véhicule polluant avec 1 seule personne à bord et encombrer les places de parkings durant toute une journée…
    Auto partage, vélo partage, bus acceptant aussi les vélos, les personnes à mobilité réduite, les poussettes… pour commencer ou finir le trajet…
    Penser des transports accessibles à tous (pour relier les zones plus éloignées mais fréquentées (centres commerciaux, loisirs, plages, stations, parcs naturels…).

    Préserver des terrains agricoles, des espaces boisés, des zones humides… à l’intérieur de la métropole, pas seulement en périphérie ou en montagne, pour permettre à chacun de s’aérer et renouer avec la nature sans faire des dizaines de km,

    Anticiper l’évolution technologique très rapide qui pourrait être discriminante pour certains publics…

    Préserver le patrimoine et la diversité c’est une richesse. Architecture moderne, « cubes » BBC ce n’est pas toujours très esthétique lorsque regroupés mais cela donne du relief lorsque qu’éparpillé au milieu d’autres constructions.
    Recolorer la ville, les murs gris c’est déprimant. Les murs de certaines villes sont très colorés, stylés, décorés… Les places urbaines très minérales sont désolantes de monotonie. Privilégier la végétation chaque fois que possible, et sur les murs ? les toits ? Les peintures en trompe- l’œil sur certains bâtiments sont agréables.
    Redonner de la vie à toute heure aux places urbaines, aux rues par des commerces et des animations et des « zones lentes » où l’on peut se promener.

  • Affirmer notre identité dans un monde global, c’est proposer une identité visuelle à notre architecture urbaine.
    C’est affirmer aussi nos liens avec le versant Italien de la Savoie.
    Certaines villes ont des marqueurs architecturaux forts comme en Alsace avec les maisons à colombages.

    Il faut définir une chartre architecturale pour les logements privés et les bâtiments commerciaux.
    Il faut renoncer aux modes architecturales éphémères car l’architecture s’inscrit dans la durée.
    Renoncer comme aujourd’hui au mur de couleur grise et au toit presque carré.

    Imposer des toits en pentes et en ‘ardoise’.
    Proposer un choix de couleur italianisante pour les façades.

    pour atteindre une homogénéité architecturale et un marqueur géographique immédiatement reconnaissable.

  • La fabrique du territoire propose une vision à 30 ans.
    Ne serait-t-il pas illusoire d’avoir une vision à 500 ans ?
    Malheureusement, je n’imagine pas de gaieté de cœur une vision positive de Chambéry métropole.
    J’imagine une chaîne ininterrompue de logements, de zone d’activités, de centre commerciaux, de maisons individuelles, …
    En vallée, plus aucun espace n’est disponible et l’agglomération empiète sur la montagne.
    L’agriculture a disparu et la forêt a repris le dessus. Deux mondes s’affrontent, l’urbanisation et la forêt.

    A partir de 1970 et pendant 30 ans, l’espace a été consommé par 3 et l’espace libre s’est raréfié.
    La ville américaine s’est imposé en Savoie.
    Un centre commercial, un parking, un magasin, un parking, …. et encore un parking.
    Les logements d’un côté, les magasins de l’autre et de l’autre des zones d’activités, avec des voitures qui circulent entre.
    Là où il fallait mettre des magasins au RDC des immmeubles, on a mis des magasins loin des citoyens.

    Pourtant cette condition n’est-elle pas la première des conditions d’une cité ‘romaine’ vivante ?

    Conscient de cette consommation énorme d’espace, l’agglomération a changé de cap et est passée à la concentration.
    Mais le mal est déjà fait. Les communes se touchent déjà. Elles ne respirent plus. Elles ne sont plus identifiés.
    C’est un conglomérat informe et non maîtrisé. Un danger nous guette. Un environnement concentrationnaire et désidentifié.
    On nous promet de supprimer les communes, ce que la loi NOTRe a déjà commencé à faire.

    Pourtant la commune n’est-elle pas la pierre séculaire, le fondement et le mur porteur d’une communauté humaine ?

    A l’opposé de tout ce qui est proposé et en dépit de la situation, j’imagine dans 500 ans des communes conservées et préservés.
    Des communes aérées, où l’on passe de l’une à l’autre par des espaces agricoles protégés, un réseau de communes humainement identifiées et à l’opposé du conglomérat informe et concentrationnaire que l’on nous prépare.
    Un défi a relever pour tous.

  • C’est dans les années 30 que la population urbaine est devenue plus importante que la population rurale. Aujourd’hui 80% des français vivent en ville. Cette accélération de l’urbanisation s’est faite principalement vers les années 60 avec deux inconvénients majeurs : la spécialisation de zones urbaines et l’étalement des villes. D’où une augmentation très significative des distances domicile-travail et des temps consacrés aux déplacements. Les métropoles françaises n’ont pas été à la hauteur des enjeux du développement urbain. L’exemple de la région parisienne est éloquent à cet égard. Les franciliens payent beaucoup moins d’impôts locaux que les provinciaux (un tiers en moins). Mais qu’en est-il du stress spécifique à leurs déplacements, de leur disponibilité pour leur travail ? Il est obligatoire d’ aménager leur temps de présence ; cela minore leur compétitivité. Bien sûr ils ont d’autres avantages mais cela illustre l’importance de la mobilité comme composante majeure de l’attractivité des territoires.

    Une métropole ouverte c’est d’abord une métropole accessible. Il faut avoir clairement à l’esprit de préserver notre atout d’agglomération moyenne située sur un carrefour majeur des flux économiques européens. Ne pas être un obstacle, un verrou et accompagner de façon participative un développement raisonnable.

    A l’avenir si nous nous retrouvons face à une circulation des véhicules de plus en plus ralentie par des infrastructures inadaptées, les temps de transit exploseront et la pollution fera de même. Cela contraindra les pouvoirs publics à décréter des mesures fortes en période de pic de pollution. Il est maintenant clair que ces périodes se multiplieront. Ne pas avoir à subir de contraintes majeures durant ces pics sera un élément émergent prioritairement pris en compte pour déterminer la qualité des territoires.

    Au niveau de la ville centre on privilégiera l’édification de deux ceintures de parking pour favoriser l’échange intermodal afin de tenter de fluidifier les échanges et éviter que le centre ville ne soit qu’un lieu réservé aux touristes et aux administrations. Mettre en place plus de place de parking couverts et supprimer du stationnement de surface pourrait peut-être permettre d’ouvrir des voies de circulation alternatives pour éviter ainsi un engorgement récurent des quelques voies dédiées à cet usage. Cette solution permet en fait « d’élargir » les voies sans toucher au bâti.

    Au niveau de la cluse. Il faut prendre totalement conscience de notre fragilité structurelle et de notre dépendance absolue à la VRU. Combien de fois par semaine l’agglomération est-elle saturée par un accident plus ou moins conséquent qui affecte cet axe primordial ? Il faudrait penser des alternatives. Il n’y a malheureusement que les législations qui font bouger les choses. Je pense aux tunnels et à leur barrières automatiques. Pourquoi la section qui va des tunnels jusqu’à la bifurcation autoroutière ne deviendrait elle-pas zone d’expérimentation. Je rêve bien sûr ; mais j’imagine des dispositifs de basculements automatiques avec des plots pneumatiques qui sortent de la chaussée, d’autres installés sur des potences qui pivoteraient progressivement avec des nuées de feux oranges clignotants et des panneaux de limitation de vitesse à led qui afficheraient 70 puis 50…

    Les élus eux rêvent de grands échanges, de temps maîtrisé pour les liaisons inter-métropoles ; pourquoi bâtir cela en une ou deux générations ? Il faudra les réaliser bien sûr mais si l’on établi un ratio d’utilisation de ces grandes infrastructures rapporté à l’ensemble de la population c’est presque dérisoire. Quant au fret j’espère sincèrement que l’on aura encore l’occasion d’en parler dans le temps des générations à venir. Toutefois je reste persuadé que nous sommes pour une très large majorité bien plus préoccupés par notre quotidien : combien de temps pour Aix ou Annecy, quant à Grenoble : je n’y mets pas les pieds et pour cause…Notre horizon est banalement local, voire régional alors consacrons lui la majeure partie de nos ressources. Je suis convaincu qu’il y aura d’une manière ou d’une autre une mondialisation différente, moins invasive sur un fond de personnalisation locale des produits permis par exemple par les nouvelles imprimantes 3D métal ou autre exemple : le rééquilibrage des monnaies plus favorable aux exportateurs de la zone euro.

  • Il nous faut d’urgence un système de transport de masse pour l’agglomération. Il y a de plus en plus de pollution et de congestion véhiculaire, alors que les gens se déplacent en même temps dans les mêmes directions. Le système actuel de transport est loin de répondre à la demande. Outre les bonnes solutions proposées par frambuesa, un système de transport rapide électrique de type tram ou tram-train serait nécessaire le long de la vallée, sur un axe Montmélian-Challes-La Ravoire-Bassens-Chambéry-Bissy (ZI)-La Motte-Technolac-La Bourget-Aix. Un tel système serait immédiatement saturé d’usagers car il capterait les pendulaires de toute l’agglo. Il aurait un impact énorme sur le temps de trajet (et donc la production économique), la qualité de vie, la qualité de l’air et même le vivre ensemble.
    En attendant un tel système qui prendrait quelques années jusqu’à sa mise en euvre, a minima remplacer les bus actuels par des bus électriques et multiplier les lignes, les cadencements et les amplitudes horaires.

  • La Métropole ouverte c’est en urgence une Métropole qui met en œuvre des moyens de communications rapides, efficaces, non polluants (ce jour 7/12/2016 pic de pollution majeur) vers les grandes agglomérations qui attirent les Chambériens pour aller travailler ou pour se divertir ou se cultiver :
    – Développer les trains TER, le covoiturage et transférer l’argent du LYON-TURIN sur les transports de proximité.
    – Mettre dès aujourd’hui les camions vers l’Italie sur les trains.
    – Sauvegarder les trains de nuit pour le transport de milliers de vacanciers qui transitent par Chambéry vers les stations de ski
    La Métropole ouverte c’est être exemplaire pour la protection de l’environnement, de la biodiversité et la transition énergétique de façon à attirer des personnes motivées et des activités d’avenir.

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