Entreprises 2.0

Entreprises 2.0

11 commentaires publiés
  • Bonjour,

    Le choix de ce titre branché « Entreprise 2-0 » qui résonne comme un résultat ou un pronostic sportif, ouvre de nombreux questionnements filant la métaphore footballistique.
    * On devine qui va ou peut gagner, mais il n’est pas indiqué qui … a déjà perdu ou va perdre.
    C’est qui les z-héros involontaires victime de cette Entreprise, paré du beau maillot sponsorisé de la techno-modernité ?
    * A quoi sont réduits les spectateurs et les exclus de ce terrain économique, ici comme à l’autre bout de notre planète ?
    * Quelle vie possible hors du terrain clos du tout- économique ? Hors jeu ou expulsion ? Est-il sain d’attribuer ce rôle central à ce champ et de tout organiser le « reste » (la vie) à partir de lui ?
    * Qui est, où est l’arbitre, dans quel Etat est-il pour faire face à ces malabars peu scrupuleux ?
    * Quelle place dans nos imaginaires et dans les choix économiques/financiers/politiques pour tout ce qui touche au non productif, non quantifiable, non vendable, gratuit, « inutile », éphémère, sentimental, contemplatif, naturel,… bref ce qui constitue (aussi, surtout) l’essentiel de l’humain ?
    * Dans cette compétition sans merci de chacun-e contre chacun-e et de chacun-e contre soi-même, sous le joug des règles obscures imposées par les grands prêtres de l’économie sur leur autel de la croissance (zéro-zéro !) et du krak 40, combien de joueurs vivants à la fin du match ?
    * Avant d’encenser et d’encourager fanatiquement ces équipes de l’Entreprise, nos entraineurs ne doivent-ils pas généraliser des causeries d’avant match sur l’éthique, la coopération, la non-violence, les beaux gestes et la sobriété, les coups pas francs, les ramasseurs de balles perdues, le non cumul des postes, la plafonnement et le partage des primes, la réduction du temps de travail au profit de tous ceux qui sont sur le banc de touche, la lutte contre les simulations et le travail fictif, le respect de la terre et des vers solidaires,.. ?

    Tout à fait Thierry….
    GB
    « l’An 01, on arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste »

  • N’oublions pas que l’agriculture crée aussi de l’emploi à condition que l’entreprise 2.0 et les temples de la consommation laissent de l’espace – dans tous les sens du terme – à cette agriculture de proximité dont nous avons tant besoin pour nourrir les habitants de notre agglomération. Sachons développer une agriculture durable, pourvoyeuse d’emplois et respectueuse de la biodiversité. Elle me semble plus importante que beaucoup d’entreprises à l’objet futile.

  • Bonjour,
    pour les entreprises 2.0 peut-être ne pas oublier l’enjeu qu’est celui de l’automatisation. D’après certaines projections 50% des emplois de services vont disparaître dans les deux décennies (c’est à dire demain) et les besoins postes et en compétences vont être complètement différents.
    Peut-être faudrait-il anticiper ces changements et faire en sorte que le territoire puisse se positionner au sein de ces nouveaux métiers ?

  • VACHETTE Philippe, Barberaz posté le 10 novembre 2016 | 17:08

    Dans la grande mutation où est notre société, pour produire autant de valeur ajoutée, il y aura de moins en moins d’emplois, Donc d’ici 2030, il nous faut avoir le courage d’inventer d’autres types d’activité pour le Bien Commun (comme dans les expérimentations « Territoire 0 chomeurs longue durée » . C’est un changement complet de mode de pensée l’économie locale et mondiale ! A dispo pour y travailler : « l’innovation, c’est une désobéissance qui a réussit »

  • Un outil intéressant pour redynamiser le tissu économique local : l’Elef !
    http://www.lamonnaieautrement.org/elef
    L’entreprise 2.0 doit être une entreprise qui réduit son empreinte écologique (énergie et déchets) et dynamise le tissu économique local, tant en approvisionnement qu’en production. Elle doivent respecter le cadre de vie et les milieux naturels environnant.
    Les zones artisanales et zones industrielles doivent être à l’image de cette entreprise 2.0 : accueillantes, innovantes tant en termes de desserte que de service, arborée et non imperméabilisée, avec une gestion paysagère et transparente des eaux pluviales (noues paysagères). Dans ce cadre, le travail à mener par l’agglo est colossal : il faut réaménager les anciennes zones telles que l’Erier, Bissy, ou les Landiers Nord pour les rendre compatible à l’entreprise 2.0 et montrer l’exemple.

  • Quand on parle de développement économique de territoire, il faut en priorité se poser la question suivante : quels sont les besoins de la population du territoire et parmi ces besoins, quels sont ceux qui peuvent être produits sur le territoire ?
    Ainsi, on va identifier l’alimentation, l’énergie, les déplacements, le logement, la santé, les loisirs, la culture, la formation, les services publics, ….et se poser la question d’ou viennent ces produits et services ? Quelle part peut être générée par le territoire ? Comment augmenter cette part. Par exemple, la transition énergétique peut créer 800 000 à 1 million d’emplois en France soit 1600 à 2 000 emplois pour Chambéry métropole. Comment fait-on pour générer ces emplois et faire que les revenus des habitants du territoire soient réinvestis sur le territoire ?

  • Re-localiser l’économie
    Pourquoi vouloir toujours chercher à échanger avec nos voisins, de plus en plus lointains, et toujours plus ? Pourquoi aurions-nous besoin de cela ? D’un côté les projets de développement économique actuels insistent sur l’identité locale (Chambéry Grand Lac, Alpespace…), d’un autre côté on veut sans cesse construire de nouvelles infrastructures pour nous relier plus vite à l’Europe entière et attirer des grands groupes multinationaux… pour quoi faire ? Les Savoyards ne veulent pas travailler à enrichir les lointains patrons de grandes entreprises, nous voulons participer à l’enrichissement de notre propre territoire, l’enrichissement économique bien sûr mais aussi culturel, naturel, social, etc… Je ne pense pas que l’esprit de compétition, d’exploitation de la nature et de développement démographique et d’infrastructures débridé soit souhaitable pour notre territoire. Stop aux grands projets fous, concentrons-nous sur le bien-être des habitants sur leur territoire. Dans cette optique, l’économie sociale et solidaire par exemple devrait être beaucoup plus encouragée qu’actuellement, par plus de communication notamment. Encourageons les petites entreprises qui créent des emplois locaux, dans le respect du bien-être de leurs salariés et de l’environnement. Encourageons les « nouvelles » formes d’entreprise comme les coopératives ou SCOP en facilitant leur réussite sociale et économique. Encourageons les entrepreneurs souhaitant se lancer dans la re-localisation d’activités disparues du territoire, encourageons les agriculteurs et les artisans souhaitant travailler dans le respect de l’environnement, pour le bien-vivre de toute l’agglomération…

  • Bonjour
    A titre de « récolte » autour du sens, de reflet des initiatives et des tendances, septembre est riche. Il y aura les rdvs du Critt et celui des Arts et Métiers sur l’économie circulaire ; il y aura 16ONG bientôt à Chambéry et l’incroyable initiative qui permet de se rendre utile en cartographie. Il y aura le Salon Progiciels, tout proche. De grandes choses et aussi des petits pas ; des évidences rassurantes et de la dissonance moins consensuelle mais possiblement disruptive – et bénéfique ! L’idée forte pour moi, comme « nous » traversons un gué, c’est de ne surtout pas s’arrêter…

  • Travaux pas top dans l’agglomération ‘ nous ne sommes pas à Londres, ,,,,,,,! Important

  • Un territoire économique qui donne les moyens techniques de transports publics efficaces, nombreux, fréquents et avec des horaires respectés. Pour cela, il est important de créer des voies réservées , non obstruées sur par des automobilistes irrespectueux du code de la route, de les développer sur tout le territoire de Chambéry métropole. Ces conditions sont essentielles pour permettre aux acteurs économiques de rester et venir s’installer.

  • L’agglomération chambérienne ne manque pas d’atouts pour affronter une compétition qui se décline à tous les échelons des territoires. Nous bénéficions en effet d’une position privilégiée en Europe et dans notre pays. Nous avons aussi les infrastructures autoroutières, la nature que nous savons exploiter par le biais d’une offre touristique conséquente. La Savoie attire : Le DAUPHINE nous apprend que nous serons 483 000 sur le département en 2031, soit 20% de plus qu’en 2006 ; nous sommes donc tenus à un dynamisme et une efficacité en terme d’aménagements.

    La première priorité devrait être de pérenniser le transit du territoire en complétant les infrastructures existantes qui ont l’inconvénient majeur d’être toutes concentrées au niveau de la cluse. L’évolution importante de la puissance des véhicules utilitaires et de tourisme ces dernières décennies ainsi que le réchauffement climatique devraient permettre de saisir les nouvelles opportunités offertes par les collines et les plateaux morainiques. Ce pourrait être par exemple Cognin saint Baldoph sans passer devant le LECLERC ou l’école de Bissy.

    Il vient ensuite d’offre de terrains disponibles ; comment sommes nous positionnés par rapport à Bourgoin mais aussi Barcelone ou Turin ? D’ici quelques temps tout le monde aura la fibre alors il y aura moins besoin de synergies de proximité. Cet aspect devrait être pris en compte pour la mise à disposition d’une offre conséquente en salles de réunion virtuelles en très haute définition.

    Il faut terminer par le point essentiel qui conditionne tout les autres : retrouver une compétitivité par la modération des dépenses publiques. Lorsque l’on entend tailler dans les budgets de fonctionnement pour préserver une capacité d’investissement ; je comprend alors que la baisse effective sera très modérée puisqu’il s’agit en fait de pérenniser les investissements dont beaucoup ne sont que des joujoux publicitaires pour élus en mal de renommée. Ils sont en effets beaucoup plus visibles que des aides plus ou moins directes aux investissements choisis par les entreprises elles-mêmes.Malgré une part de plus en plus prégnante du virtuel on ne peut pas vivre que d’affiches ; il nous faut aussi une économie réelle et donc pas mal industrielle et commerciale.

    La réussite de ces équilibres conditionnera notre attractivité ; elle nous permettra d’assumer sans trop de dommages les conséquences des évolutions démographiques prévisibles sur notre territoire.

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